8ème édition de notre baromètre avec l’institut Ipsos « Les Français et les ascenseurs » : nouveaux chiffres et enseignements
BAROMÈTRE 2026 : LES FRANÇAIS VEULENT ACCÉLERER LA RÉNOVATION DES ASCENSEURS ET L’ACCÈS AU LOGEMENT
Résultats Ipsos bva | Baromètre « Les Français et les ascenseurs » – Mars 2026
Premier moyen de transport du quotidien, l’ascenseur est aujourd’hui au cœur des grandes transformations de l’habitat. Vieillissement de la population, adaptation des bâtiments, accessibilité, rénovation énergétique : le baromètre « Les Français et les ascenseurs », réalisé par Ipsos bva pour la Fédération des Ascenseurs, révèle un cri d’alarme de nos concitoyens : il faut anticiper, moderniser et repenser la place de l’ascenseur dans les politiques publiques, notamment pour préserver l’autonomie et la qualité de vie.

des Français estiment nécessaire la rénovation des ascenseurs de plus de 40 ans, (dont 52 % de manière systématique).
des Français utilisent un ascenseur régulièrement et la satisfaction des usagers progresse : disponibilité (7,4/10, meilleur niveau depuis 2017), confort (7,1/10), espace (6,9/10).
des usagers déclarent avoir été témoins d’incivilités dans les ascenseurs.

Télécharger le document
Télécharger le document
Une rénovation qui ne peut plus attendre : un signal politique clair envoyé aux décideurs
Les Français expriment massivement l’urgence d’agir. Selon le baromètre, 1 usager sur 2 estime que son ascenseur date d’avant l’an 2000. Face à ce constat, les attentes sont importantes : 91 % des Français considèrent qu’un appareil de plus de 40 ans devrait faire l’objet d’une rénovation importante, dont 52% de manière systématique.
Plus encore, 94 % jugent prioritaire le remplacement des ascenseurs vétustes dans la rénovation des bâtiments.
Mais comment financer cette modernisation ?
Cette attente s’accompagne d’une demande forte de planification financière : 80 % sont favorables à une provision annuelle obligatoire pour financer la modernisation des ascenseurs et 85% des copropriétaires souhaitent l’intégration des ascenseurs dans les Plans Pluriannuels de Travaux (PPT).
74 % des Français considèrent que c’est aux propriétaires ou bailleurs d’investir dans la modernisation. Sur la méthode, 46% privilégient la contrainte réglementaire envers les propriétaires sans écarter l’utilité d’une concertation volontaire à 37% : les Français ne demandent plus simplement mais ils appellent à un cadre structuré et anticipé.
Incivilités : un coût humain et financier
L’ascenseur est plus que jamais un équipement du quotidien : 72 % des Français l’utilisent régulièrement. Et contrairement à certaines idées reçues, la satisfaction des usagers progresse, avec une note de disponibilité de 7,4/10 – son plus haut niveau depuis 2017 – tandis que la confiance dans les sociétés de maintenance s’établit à 81 %, en hausse de 8 points par rapport à 2024. Mais le baromètre met aussi en lumière une évolution du débat : 57 % des usagers déclarent avoir été témoins d’incivilités dans les ascenseurs (souillures, dégradations matérielles, comportements inappropriés). Ces comportements sont perçus comme responsables de coûts de maintenance plus élevés (39%), de pannes plus fréquentes (35%) et d’une usure prématurée (34%).
Par ailleurs, pour 68% des Français, les syndicats de copropriété et les résidents eux-mêmes sont les premiers responsables de la sensibilisation au respect des équipements dans les parties communes.
« La qualité du service est reconnue. Le défi aujourd’hui est collectif : copropriétés, usagers, bailleurs et pouvoirs publics doivent agir ensemble pour préserver cet équipement essentiel », souligne Florence Bigé, Présidente de la Fédération des Ascenseurs.
Vieillissement : l’ascenseur est la clé du maintien à domicile
Avec 1 Français sur 3 qui aura plus de 60 ans en 2030, l’ascenseur n’est plus seulement un confort, il devient une condition d’autonomie. Le baromètre confirme qu’il figure parmi les équipements jugés les plus utiles pour rester chez soi le plus longtemps possible, juste derrière la salle de bain adaptée. 29% des Français le citent dans ce cadre, dont 22% en premier choix.
Pour ceux qui voient dans l’ascenseur un outil clé du vieillissement à domicile, 88% considèrent la labellisation de l’installateur comme un critère déterminant, signe que la question de la qualité et de la fiabilité s’impose désormais pleinement dans les arbitrages.
« L’ascenseur quitte le champ du confort pour entrer dans celui de la politique du grand âge. Il devient un levier concret du maintien à domicile et de la maîtrise des dépenses publiques », affirme Florence Bigé.
Logement réinventé : les Français veulent l’ascenseur dès les premiers étages
Le baromètre révèle également une évolution notable des attentes en matière de logement. Parmi les Français pour qui l’ascenseur constitue un critère décisif de choix immobilier (39% des répondants), 56% le jugent indispensable dès le 1er ou le 2ème étage, bien en deçà des seuils traditionnellement retenus dans la construction.
Cette attente, portée par le vieillissement de la population et une conception plus exigeante du confort urbain, interpelle directement les acteurs de l’aménagement et de la construction.
« Les attentes des Français évoluent plus vite que les normes. L’ascenseur devient un critère d’attractivité du logement, y compris dans les immeubles de faible hauteur, et s’impose comme un acteur de la ville inclusive. Il faut repenser les référentiels de construction », estime Florence Bigé.
Faire de l’ascenseur une priorité des politiques publiques
Pour la Fédération des Ascenseurs, les enseignements du baromètre appellent désormais des décisions concrètes : intégration de la modernisation des ascenseurs dans les politiques de rénovation du logement, anticipation du vieillissement du parc et accompagnement des copropriétés dans le financement.
« Les Français expriment une attente claire : adapter les logements aux évolutions démographiques. Il appartient désormais aux pouvoirs publics de traduire cette demande. La profession présente des propositions en ce sens dans son Manifeste. », conclut Florence Bigé.